ceret de toros L'AFFICHE

ceret de toros L'AFFICHE
Chacun des membres de l'A.D.A.C. porte une attention particulière au tercio de varas. C'est là véritablement que le toro fait montre de ses qualités … ou de ses défauts.
À ce moment, le picador doit faire preuve de force, d'adresse, de détermination, de courage, d'honneur et de probité pour mettre parfaitement le toro en valeur. Face aux toros de Hernández Pla l'an passé, les picadors ont vécu des moments dramatiques. C'est pour leur rendre hommage, ainsi qu'à tous ceux qui, à Céret ou ailleurs, ont proposé de véritables tercios de piques que nous avons choisi cette affiche.

L'A.D.A.C (Association Des Aficionados Ceretans), c'est une histoire de passion, mais aussi une histoire de copains. Mon père (vice président et co-fondateur de l'association) et ses copains d'enfance, tous cérétans et aficionados, ont écumé toutes les férias possibles et imaginables. Dégoutés devant les corridas "toreristas"(dans lesquelles l'attention est donnée à des toreros "vedettes"..c'est un peu la star'ac de la tauromachie) qu'ils ont vues en quantité plus que raisonnable, ils ont décidé de créer des corridas "toristas". Le principe n'est plus de choisir des vedettes, puis de donner une certaine somme d'argent à un éleveur qui choisit une palette de toros (faibles ou afeités de préférence pour que le torero aie plus de facilité à l'affronter). Non, les membres de l'ADAC vont en personne sur le campo, et choisissent les toros un à un, selon ses qualités physiques. C'est après qu'ils demandent qui veut se mettre en face...ils laissent aussi la place à des élevages jeunes ou peu connus, au risque de mauvaises...ou très bonnes surprises...


Petite note pour tout commentaire désobligeant écrit ou à venir.....
- tout d'abord, si vous n'aimez pas la corrida, franchement....vous foutez quoi ici???!!!
- A ceux qui me disent "que c moche c deguelasse de tuer les taureau come ca", je réponds...."vous trouvez pas que c'est moche d'élever des animaux en batterie, et puis de les tuer dans des usines de mort, tout ceci en le cachant bien,paske comme ca on culpabilise pas!".
Et puis je dis aussi que "la race des toros de combat est une race CREEE pour le combat, que leur vie est bien meilleure que celle des taureaux élevés en batterie. Ils vivent moins longtemps, certes, mais ils vivent en liberté, et se nourrissent d'herbe bien fraiche....et pas de vache folle!!!!!!"
Et puis je rajouterais que "c'est pas pour rien que ce sont des toros et pas d'autres animaux qui concourrent en corridas. Car le toro est peut etre le seul animal à tuer uniquement pour tuer, et non pas pour se nourrir"
Une toute petite dernière..."La tradition tauromachique est une tradition vieille comme le monde...à tel point qu'on ne sait meme plus de quand elle remonte. Quoi qu'il en soit, il esxiste toute une symbolique, qu'elle soit mythique (car le taureau est un animal sacré), tout simplement symbolique (c'est pas pour rien que l'arène forme un soleil), ou religieuse."
Et puis "la mise à mort représente une minuscule partie du déroulement d'une corrida"

Et pour terminer, "chacun pense ce qu'il veut de la corida, je comprends très bien qu'on ne puisse pas aimer...mais d'abord, c'est un spectacle privé, qui n'est en aucun cas imposé aux yeux de n'importe qui, et après tout....je me demande vraiment ce que tu viens faire sur mon blog (sachant que tu n'aimes pas ca, mais que tu ne l'assumes pas du tout, puisque tu n'as meme pas signé de ton nom!!!!!)"

# Posté le jeudi 07 juillet 2005 12:52

Modifié le vendredi 15 juillet 2005 14:09

petit historique de la tauromachie

petit historique de la tauromachie
les origines:

L’absence totale de sources avant le XIème siècle, voire même antérieures au XVIème siècle, a permis les interprétations les plus diverses sur l’origine de la corrida. Durant l’époque moderne, on a cru que les Maures en avaient été les instigateurs, explication qui arrangeait l’Église qui condamnait formellement ces jeux, mais le fait que les jeux taurins n’existassent dans aucune autre contrée musulmane jeta un doute là-dessus. A partir du XVIIIème siècle, l’intérêt pour l’Antiquité et les découvertes archéologiques ont donné à penser que les Romains étaient les ancêtres de la corrida à cause de leurs combats d’hommes et de bêtes dans les cirques antiques, mais c’est confondre analogie et filiation car ces combats sont beaucoup trop lointains dans le temps pour avoir engendré la corrida et concernaient de toute façon peu les taureaux. Une autre hypothèse faisait dériver la corrida des jeux minoens, constitués d’acrobaties avec le taureau, prenant racine dans la mythologie avec le Minotaure, mais il n’y a pas eu de contacts entre la Crète du bronze récent (1700-1450 avant J.-C.) et la péninsule ibérique. On s’est reporté aussi au culte du taureau de l’Antiquité à nos jours représenté par Mithra: la corrida serait une survivance du mithriacisme, avec des gestes quotidiens rappelant ceux de Mithra, sauvant le Soleil et le monde par le meurtre bienfaisant et régénérateur du taureau. De même, le torero tue le taureau qu’il vénère, il s’imprègne de sa force et se revivifie par son meurtre. Or cette interprétation est fausse, car le mithriacisme n’est pas venu jusqu’en Espagne, et la doctrine est autre, plus tournée vers une religion du soleil que vers un culte du taureau. Le culte de Cybèle en serait plus proche, mais celui-ci non plus n’a pas touché l’Espagne. On a même établi une liaison avec les chasses à l’aurochs du temps de la Préhistoire, mais outre que beaucoup d’autres animaux sont représentés sur les peintures rupestres des grottes cantabriques, comment de tels rites auraient-ils pu traverser les âges jusqu’à l’Espagne moderne?



Bien d’autres hypothèses ont été émises sur les origines des jeux taurins, mais elles se mettent toutes d’accord sur au moins deux points: la terre natale de la corrida est l’Espagne, et la dimension rituelle est inhérente à ces jeux. Les aficionados recherchent des racines toujours plus anciennes et plus ancrées dans la tradition et l’âme espagnole, stratégie pour contrer les oppositions. Dans une société agraire comme l’était l’Espagne, le taureau ne pouvait être que le symbole de la fécondité et de la puissance génésique
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# Posté le jeudi 07 juillet 2005 12:59

Modifié le jeudi 07 juillet 2005 13:24

Les premiers jeux taurins

Les premiers jeux taurins
Ils ont vraisemblablement commencé au XI-XIIèmes siècles, époque à partir de laquelle émergent des documents: à Varea en 1135 ont lieu des courses de taureau à l’occasion du couronnement d’Alphonse VII de Castille; le Codigo de las Siete Partidas, rédigé par Alphonse X le Sage en 1263, est une amorce de codification... La présence de nombreux troupeaux et le contexte chevaleresque de l’époque expliquent l’apparition de jeux taurins en Espagne, mais aussi en Angleterre, à Venise, en Pologne, dans un contexte de dureté face au monde animal (chèvres jetées du haut de clochers, chouettes clouées sur les portes...; c’est aussi l’époque où le Marquis de Sade se met à écrire). L’existence en Castille d’une noblesse foisonnante issue des besoins de la Reconquête (vers le Nord de l’Espagne, à partir du XIème siècle) va donner son essor à ces jeux d’adresse et de bravoure. Le toreo à cheval est d’abord une activité exclusivement réservée à la noblesse et dont les XVI-XVIIèmes siècles voient l’apogée.

Activité nobiliaire qui reçoit l’agrément royal, elle est rapidement codifiée. Ce n’est alors qu’une variété de jeux équestres comportant deux suertes ou figures fondamentales, la lanzada et le rejon. La lanzada, affrontement total entre l’homme et la bête, correspond à l’esprit chevaleresque de l’époque, avec armure et lourd destrier. Très risquée, elle a la primauté au XVIème siècle. Le torero attend le taureau, de trois quart sur son cheval, la lance bien calée, avec laquelle il doit lui perforer le cervelet et le tuer sur le coup. Une cape sert à détourner, le cas échéant, l’assaut du taureau. Le caballero est assisté de ses laquais dans le combat (2 à 4 hommes). La deuxième figure, le rejon, tenue pour la plus brillante, coexiste avec la première au XVIème, puis s’impose au XVIIème siècle. Elle illustre la transformation du combat militaire, à distance, avec un équipement allégé, et la naissance d’un art de la ruse. Le cavalier virevolte autour de l’animal afin de planter plusieurs courtes lances tenues à bout de bras (rejones), destinées à le tuer au ralenti en offrant un spectacle brillant où l’agilité et l’adresse remplacent la force physique. Avec le temps, le caractère ostentatoire du spectacle s’affirme de plus en plus, le nombre de laquais augmente considérablement (jusqu’à plusieurs centaines) et la mise en scène devient complexe et recherchée. Les combattants font partie de l’élite la plus haut placée et la corrida est véritablement une démonstration de prestige social, une grande parade politique et sociale n’admettant aucune restriction et une étiquette rigoureuse. On donne une corrida à l’occasion de célébrations exceptionnelles: couronnement de rois, mariages princiers, entrées de rois dans la ville, béatifications de saints (Thérèse d’Avila, Ignace de Loyola...).
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# Posté le jeudi 07 juillet 2005 13:00

Modifié le jeudi 07 juillet 2005 13:45

naissance de la corrida au XVIIIème siècle

naissance de la corrida au XVIIIème siècle
Début XVIIIème, la fête change de nature. Les grands seigneurs ne prennent plus une part directe au combat, ils se contentent de parrainer des jeunes seigneurs. La majorité des combats sont effectués par des toreros à pied. La corrida chevaleresque décline. La théorie " classique " explique ce phénomène par l’arrivée de la dynastie Bourbon au pouvoir avec Philippe V qui manifesta peu de goût pour les fêtes tauromachiques. Par esprit courtisan, les nobles s’en seraient détournés aussi, laissant la place au toreros à pied, jusqu’alors simples auxiliaires des caballeros.



Mais cette explication fait peu de cas de l’évolution historique et sociale de l’Espagne. Or il existait déjà une pratique tauromachique intense et fort ancienne dans les milieux populaires, pratique dont les archives parlent peu car les chroniqueurs de l’époque n’avaient de regards que pour les Grands. La tauromachie populaire était de deux sortes: des jeux taurins où il s’agissait de tuer le taureau de quelque manière que ce fut et des spectacles à vocation ludique qui cherchaient à faire rire en trompant le taureau, en bernant son instinct d’agressivité. Tous ces jeux étaient peu ritualisés en général. Les encierros consistaient à faire courir les taureaux dans la ville selon un itinéraire réglementé, au grand amusement de la foule (malgré le nombre effrayant d’accidents mortels); le taureau aboutissait dans un espace clos où les garçons de la localité le défiait en détournant sa charge au moyen d’une cape ou d’un morceau d’étoffe, ceci parfois enrichi de figures acrobatiques. Dans la " corrida-carnage ", un mata-toros (de matar, tuer), harcelait le taureau, le transperçait de mille coups de lance et de harpon, et le taureau mutilé et ensanglanté était achevé par la foule et parfois par les chiens. Pour le despeño de los toros, on précipitait le taureau du haut d’un promontoire dans une rivière où il était attaqué par les hommes jusqu’à ce que mort s’ensuive, le tout voulu du plus grand effet comique. Ces jeux avaient lieu en l’honneur de fêtes religieuses et étaient organisés par la municipalité; les mata-toros étaient des professionnels payés pour ces prestations. Dès le XVIème siècle, l’aspect ludique prévalait, enrichi par l’imagination sans borne des populations en matière de suertes pour tromper le taureau. L’aspect carnavalesque était souvent très présent, pratiquant l’inversion du monde: toreros déguisés en femmes, feux d’artifice attachés aux cornes du taureau, farces agrémentées de pirouettes ou de prouesses acrobatiques, toreros prenant le chocolat sur la piste.

Parallèlement à ces jeux villageois se constitue une autre pratique tauromachique dans les abattoirs sévillans. Des employés des abattoirs s’amusent à " courir " les taureaux, malgré toutes les interdictions décrétées par les édiles de la ville (la viande est moins bonne). Les abattoirs sont à l’époque le lieu de convergence des populations rurales et urbaines à l’occasion de la provision de bétail et de viande. Les toitures des bâtiments servent de strapontin aux spectateurs attroupés. Même des femmes viennent y assister, consécration sociale du jeu, malgré la puanteur et la crasse des lieux. C’est là que se forment les premiers grands toreros. Deux ou trois siècles de pratique quotidienne façonnent les techniques d’esquive qui vont engendrer le toreo de cape et de muleta.



Entre 1730 et 1750, la corrida émerge et se constitue. Tenant à la contrôler, Philippe V accorde en 1731 à une confrérie des plus vieux lignages de Séville la Maestranza, le titre de Real et le privilège d’organiser les corridas.

(texte pris sur http://nicus.club.fr/Tauro.htm)
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# Posté le jeudi 07 juillet 2005 13:09

Modifié le jeudi 07 juillet 2005 13:26

règles générales

règles générales
Il existe 3 sortes de corridas :

La becerrada où sont torées sans mise à mort des bêtes de moins de 2 ans.
La novillada piquée ou non (avec ou sans picador) opposant à des taureaux de 3 ou 4 ans (novillos),des professionnels débutants, mais avertis (novilleros).
La corrida formelle, où des matadors confirmés combattent des taureaux de 4 ans et plus.


Découpage des arènes:

Le ruedo est l'endroit où se déroule le combat.
Les tribunes.
La chapelle où se trouve la vierge qui veille sur tous les toreros.
Le patio de caballos, c'est là que les cuadrillas attendent avant l'entrée dans l'arène (avant le paseo ). C'est aussi à cet endroit que le picador attend son tour.
Les corrales sont des enclos où sont parqués les taureaux.
les chiqueros constituent la dernière demeure du taureau avant son entrée sur le ruedo.
Le toril, endroit d'où sort le taureau.
Le callejon situé tout autour du ruedo est un couloir qui sert de coulisse.


La présidence :

Chaque corrida est dirigée par une présidence technique composée d'un président et de deux assesseurs. C'est eux qui rythment le combat en décidant quand le matador doit changer de tercio (le déroulement de la corrida se déroule suivant 3 tercios ou parties).Pour faire connaître ses volontés la présidence dispose d'un ensemble de cuivres et d'un jeu de mouchoirs présentés par le président qui lui permettent de s'exprimer : blanc pour l'ouverture du combat, les changements de tercios, les avis et les trophées attribués; bleu pour ordonner un tour de piste à la dépouille de la bête; vert pour renvoyer un fauve défaillant; orange pour gracier le taureau.
La corrida se déroule en fait à une heure, dictée selon les lieux et les saisons, où le soleil partage la piste entre ombre et soleil.
Le règlement fixe au matador un temps de 15 minutes pour faire sa faena, temps au bout duquel le taureau devra être tué ou gracié. Si le temps est dépassé le matador recevra des avertissements.
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# Posté le jeudi 07 juillet 2005 13:17

Modifié le jeudi 07 juillet 2005 13:46